Il existe un nombre impressionnant de recherches qui montrent que les prestataires de soins de santé font preuve de préjugés et de stigmatisation envers les personnes qui vivent avec l’obésité, qui à leur tour, ne considèrent pas les prestataires de soins de santé comme des sources de soutien.
Et c’est ici que vient se poser la deuxième question que j’ai mentionnée ci-dessus : pourquoi devrais-je vous parler ? Eh bien, si c’est ce que vous ressentez ou si vous avez connu l’expérience d’être jugé par un prestataire de soins de santé, j’aimerais que vous sachiez que le problème ne vient pas de vous. Malheureusement, comme pratiquement tous les membres de la société, les prestataires de soins de santé ont également développé la notion trop simple selon laquelle la perte de poids consiste uniquement à manger moins et à bouger plus.
Tout est lié à la personne ; une équation simple entre l’entrée et la sortie d’énergie. Donc, si vous voulez perdre du poids, mangez moins et bougez plus ; sinon, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez vous. Au sein de la société appelée Obésité Canada, dont je suis membre fondateur, nous avons baptisé ce phénomène « Nightmare on ELMM Street » (d’après le titre orignal du film « Les Griffes de la nuit », ELMM désignant la doxa « Manger moins, bouger plus » [Eat Less, Move More]).